HOW TO GET AWAY WITH MURDER - critique pilote

Pourquoi j’ai voulu regarder?

Parce que j’adore les séries judiciaires, tout simplement. J’ai eu quelques uns de mes plus grands moments de télévision devant des shows remplis de “Objection, votre Honneur!” et autres “L’avocat tente d’influencer le témoin” : de The Practice de David E. Kelley à Murder One de Steven Bochco, en passant par Ally McBeal, Law & Order ou encore la récente Suits, j’ai toujours été fasciné par les questions de droit et de justice et par ceux qui y sont confrontés… Alors vous pensez bien qu’une nouvelle série mettant en scène une héroïne qui est à la fois avocate et professeur de droit ne pouvait me laisser indifférent…

Surtout quand il s’agit, en plus, de la nouvelle production de Shonda Rhimes. Oui, oui, l’une des femmes les plus puissantes de la télévision américaine est de retour avec un show qui vient squatter les jeudis soirs d’ABC : après Grey’s Anatomy (11ème saison cette année) et Scandal (4ème saison), voici donc venir How to get away with murder. Créée par Peter Nowalk, familier du Shondaland (nom de la société de production de Rhimes et, par extension, de son univers cathodique), HTGAWM (c’est plus facile à écrire!) bénéficie déjà d’un bouche-à-oreille plus que favorable et d’audiences très fortes.

Il n’en fallait pas plus pour Petite Luc’ se penche sur son cas : allait-elle faire aussi bien que Scandal, série qui ne fait que s’améliorer à chaque épisode et dont la saison 3 constitue l’une des meilleures surprises de l’année dernière?..

Suspense...

 

HOW TO GET AWAY WITH MURDER - critique pilote

C’est bien de savoir de quoi ça parle, non?

Annalise Keating possède toutes les qualités requises chez un professeur de droit pénal. Brillante, passionnée, créative et charismatique, elle symbolise également tout ce à quoi on ne s'attend pas : sexy, imprévisible et dangereuse. Que ce soit lors d’un procès ou dans une salle de classe, Annalise est impitoyable. Avocate de la défense, elle représente les criminels, des plus violents jusqu'à ceux suspectés de simple fraude. Son objectif est de faire presque tout ce qui lui est possible pour gagner leur liberté. De plus, chaque année, Annalise sélectionne un groupe d’élèves, qui se révèlent être les plus intelligents et les plus prometteurs, à venir travailler dans son cabinet. Car apprendre auprès d’Annalise est l'occasion d'une vie, celle qui peut tout changer pour ces étudiants, et cela pour toujours. C’est exactement ce qui se produit lorsqu’ils se retrouvent impliqués dans un assassinat qui fera vibrer toute l'université...

 

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Et… c’est bien?

43 minutes… c’est peu. Mais pour les équipes qui bossent pour Shonda Rhimes, cette durée limitée semble constituer une sorte de challenge à relever : vous présenter plein de personnages, plein d’intrigues et vous rendre accro. Il y a deux ans, je vous parlais du pilote de Scandal qui en faisait un poil trop dans le rythme effréné et la caractérisation sous amphèts mais qui en arrivait néanmoins à faire son job avec une efficacité impressionnante et qui vous accrochait à son histoire sans que vous ne vous en rendiez compte. Six petits épisodes plus tard, vous étiez en manque et vous réclamiez votre dose de Kerry Washington!

S’il est encore trop tôt pour dire si How to get away with murder saura retrouver la formule magique de la précédente bombe sortie de chez Shondaland (j’aime ce nom…), on peut sans difficulté affirmer que son pilote est un des plus réjouissants vus pour le moment : ça file à 100 à l’heure, il y a des retournements de situations toutes les 10 minutes et si un rebondissement vous cloue au siège, reprenez votre souffle parce qu’un deuxième va venir vous achever sous peu! Alors ok, ce n'est pas toujours très subtil mais ça fonctionne du tonnerre : l'univers, les personnages, les différentes intrigues... on a presque du mal à se dire qu'il ne s'est pas déroulée une heure tant on s'est pris une quantité d'informations assez énorme dans la figure! Un regard suffit à faire naître un doute, une réplique seulement et on se pose déjà plein de questions : pas de doute, le formule Shondaland est rôdée et, renforcée par une mise en scène énergique, nous offre un parfait mélange entre soap et thriller judiciaire.

D'un point de vue narratif, la série semble en avoir sous le coude (les flashforwards) et s'amuse déjà avec nous : avec un cliffhanger pareil, on ne peut qu'imaginer le scénariste en train de jubiler derrière son clavier en imaginant nos visages déconfits et nous lançant un jouissif appel au jeu de piste...

Défi relevé avec joie!

 

HOW TO GET AWAY WITH MURDER - critique pilote

Crédits photos et résumé : ABC, AlloCiné.

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