THE MENTALIST - la fin

Voillà, voilà. TF1 propose ce soir la toute dernière saison des aventures de Patrick Jane. Et il était franchement temps que tout s'arrête.

J'ai écrit plusieurs billets dans lesquels je faisais part de mon attachement à la série de Bruno Heller : The Mentalist n'était certes pas révolutionnaire mais le charisme de Simon Baker et le fil rouge consacré à la traque de Red John (ou John le Rouge par chez nous) m'ont fait tenir au fil des ans. J'ai passé outre l'inconsistance des personnages secondaires, la fainéantise de certaines intrigues et des rebondissements douteux parce que je voulais savoir qui était Red John : la réponse me tomba dessus dans le huitième épisode de la saison, un monument de n'importe quoi et de foutage de gueule dont je vous avais dressé un bilan plein de haine et d'amertume il y a un peu moins d'un an. Je m'étais alors promis deux choses : je ne regarderai plus The Mentalist et je consacrerai mes maigres économies à traquer Bruno Heller pour lui faire comprendre que non, son épisode de conclusion était très loin d'être satisfaisant! Je n'ai tenu aucune de ces promesses et j'ai enchaîné sur la fin de la saison 6 quelques semaines après. Celle-ci faisait un bond de deux ans dans le futur... et retrouvait des couleurs! 

THE MENTALIST - la fin

Et oui, j'ai été le premier surpris mais cette deuxième partie de saison 6 "rebootait" presque la série et on y retrouvait le plaisir ressenti devant les premiers épisodes diffusés il y a six ans de cela. Jane y était malin, arrogant et, débarrassé de sa némesis maléfique, redevenait un personnage intéressant. Les intrigues ne donnaient toujours pas envie de se relever la nuit mais dans le genre divertissement mainstream, ça faisait le job! Même son final, qui voyait Patrick déclarer sa flamme à Lisbon (au détriment de la relation précédemment établie), avait touché la petite corde sensible qui sommeillait en moi et m'avait fait ressentir un joli moment de "oh, c'est meugon tout plein!" (oui, quand je suis fleur bleue, je parle comme ça...). Et on aurait dû en rester là : la fin était gentiment ouverte mais concluait agréablement l'aventure. Mais non, la chaîne CBS en  a décidé autrement et a lancé une saison 7 finale de 13 épisodes. Et là, bam! Tous les bons points que The Mentalist avait récupéré après son épisode fireux consacré à son super tueur en série qui a peur des pigeons s'envolent dans une fumée pleine de paresse, de personnages creux, d'intrigues poussives et de romance toute engluée de guimauve et de bons sentiments que même le Docteur Quinn et Charles Ingalls trouveraient de trop...

THE MENTALIST - la fin

C'est bien simple : cette saison 7 est un vrai ratage. Aucun enjeu, rien à raconter : Bruno Heller (qui s'occupait à la même période de Gotham sur FOX) laisse s'éteindre péniblement l'ancienne série vedette de CBS jusqu'à un ultime épisode tout fade, point final d'un show qui n'avait sûrement pas mérité ça. On aurait pu espérer un minimum d'implication, nada. 

J'avoue qu'arrivé à la moitié de cette saison finale, j'ai même espéré un retour de Red John pour redonner un peu de peps, un peu de vie à une série sous respirateur. J'aurai pu accepter tous les rebondissements pour faire revenir l'ennemi de Jane : "Ah ah! Tu as tué mon frère jumeau en fait!" ou "Ah ah! Tout ça était un rêve!" ou encore "Ah ah! En fait, je suis ton père!" ou même un "Ah ah! Me revoilà..." mais non. Heller a dit qu'il en avait fini avec Red John et il n'a pas menti. Dommage. J'aurai toléré un mensonge. J'ai malheureusement plus de mal avec le foutage de gueule et la paresse manifeste qui semblent avoir été les moteurs de cette saison 7 navrante. 

Vous avez compris, hein? Ce soir, on change de chaîne!

- Il me semble discerner une légère pointe de déception... Je me trompe?

- Il me semble discerner une légère pointe de déception... Je me trompe?

Crédits photos : CBS.

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