GODS OF EGYPT

Vous vous souvenez d'Alex Proyas, l'homme responsable des superbes The Crow et Dark City? Deux chefs-d'oeuvre du fantastique et de la SF qui gardent encore aujourd'hui toute leur puissance visuelle et leur intensité dramatique. Deux chefs-d'oeuvre qui, dès le milieu des années 90, avaient mis ce virtuose de la caméra sur le devant de la scène au point d'en faire l'un des talents à suivre les plus prometteurs pour tout fan de cinéma de genre qui se respecte.

On en était malheureusement venu à vite déchanter au moment de la sortie de I, Robot, blockbuster sympa mais loin d'être transcendant et dépourvu de toute personnalité, si ce n'est celle de sa tête d'affiche Will Smith. Alex Proyas avait cependant relevé la tête en 2009 avec Prédictions, un thriller de SF à l'atmosphère apocalyptique oppressante mais depuis, plus rien...

GODS OF EGYPT

Son adaptation du poème Paradise Lost de John Milton étant passé aux oubliettes, c'est avec Gods of Egypt que le réalisateur fait son grand retour.

Et, pour être poli, on va juste dire que ça pique les yeux. Si on peut saluer la volonté jusqu'au-boutiste du truc, difficile de ne pas trouver ça vachement surchargé et franchement pas très beau (les CGI font déjà dépassés et les incrusations sont digne d'un tuto d'After Effects).

Wait and see, comme on dit : le visuel ne faisant heureusement pas tout, on peut espérer un scénario qui tienne la route...

Sortie de ce blockbuster budgété à 140 millions de dollars avec Gerard Butler (300) et Nicolaj Coster-Waldau (Game of Thrones) pour le mois d'avril 2016.

Crédits photos : LionsGate.

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