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LA RENTRÉE TÉLÉ US 2018 - partie 1

LA RENTRÉE TÉLÉ US 2018 - partie 1

Un rayon de soleil et paf, on quitte son canap' pour aller faire un tour dehors et profiter un maximum des beaux jours (ah, les beaux jours... toi aussi tu te sens vieux quand tu entends cette expression ?)...

Un peu de pluie et hop, on se barricade chez soi avec plaid, mug de café/chocolat/thé/tisane, prêt à bingewatcher toute la journée. Sur la télé, sur l'ordinateur, sur la tablette ou sur smartphone. Non, je déconne.

Si tu regardes une série ou un film sur smartphone, tu mérites de rester bloqué sur le reboot de Charmed.

Arrivé à la mi-octobre, il serait peut-être temps de se pencher sur les nouveautés US de la saison... Voir celles qui ont capté notre attention, celles qui nous ont fait pioncer à peine le générique passé, celles pour qui on serait prêt à abandonner une série qu'on suit depuis plusieurs années (parce que le temps n'est clairement pas extensible et qu'on ne peut pas tout regarder !), celles qu'on recommanderait à nos amis, celles qu'on recommanderait à nos ennemis.

Bref, retour sur la rentrée US 2018.

 

MANIFEST - saison 1, créée par Jeff RAKE

 

On attaque avec Manifest, l'une des nouveautés les plus attendues de cette rentrée et vendue par NBC comme la digne successeur de Lost. Mais si, souvenez-vous : Lost, ce drama fantastique au concept fou, qui a rendu dingue des millions de téléspectateurs de par le monde avec ses intrigues hallucinantes, ses personnages ultra-attachants et ses rebondissements en pagaille. Depuis, les networks ont en vain cherché à retrouver la formule magique de la série high concept capable d'accrocher le public à ses accoudoirs, le cerveau bouillonnant de théories quant à ce qu'il vient de se passer : Flashforward, AlcatrazAwake, The Event, The Crossing... toutes ont essayé et toutes ont échoué.

Alors, Manifest, produite par le grand Robert Zemeckis, va-t-elle enfin inverser la tendance ?

Manifest... ement, non (Haha. #humour). En tout cas, pas pour moi. Malgré un pitch plutôt prometteur (un avion disparaît des radars et réapparaît soudainement cinq ans plus tard, sans que ses passagers n'aient senti le temps s'écouler...), les deux premiers épisodes de ce show créé par Jeff Rake furent une petite torture... Grosses ficelles, séquences tire-larmes, personnages fadasses, mystère mystérieux dont on ne reparle qu'en fin d'épisode pour être sûr qu'on revienne la semaine prochaine, invraisemblances totalement WTF (le FBI laisse des gens qui ont disparu pendant cinq ans se balader tranquillement dans les rues, pas plus tracassé que ça !..). La série créée par J.J. Abrams et Damon Lindelof peut dormir tranquille : Manifest n'est qu'un sous-produit qui ne fait illusion que pendant ses premières minutes avant de lamentablement s'effondrer... Je guetterai vaguement ce qui se passe dans les épisodes futurs (je veux quand même savoir ce qui est arrivé aux passagers pendant ces cinq années, j'aime les mystères mystérieux) mais je ne m'infligerai certainement pas 42 minutes supplémentaires de ce drame pataud et boursouflé. 

Sauf si on me dit qu'à partir du douzième épisode, la série devient démente. Là, peut-être que.

 

THE PURGE - saison 1, créée par James DeMONACO

 

On continue avec la déclinaison sérielle de la franchise American Nightmare produite par Jason Blum : dans une Amérique ravagée par le crime, les Nouveaux Pères Fondateurs (le parti au pouvoir) ont décidé de mettre en place, chaque année, une nuit où tous les crimes sont autorisés. La purge. 

Et l'humoriste caché en moi de dire que tout se trouve dans le titre (original)... The Purge. Bah oui, au bout de trois épisodes, on peut dire que la série créée par James DeMonaco en est une. Et pourtant, je ne partais clairement pas défaitiste car, sans être des chefs-d'oeuvre, les films American Nightmare, m'avaient plutôt emballé. Concept fort, mise en scène carrée et efficace (DeMonaco sur les trois premiers films), acteurs charismatiques (Frank Grillo)... bref, des séries B rondement menées qui nous rappelaient aux plus belles heures du cinoche de John Carpenter, certes sans son génie mais avec néanmoins assez de virulence dans leur propos pour en faire de sympathiques commentaires acides de l'Amérique de Trump.

Je me disais donc, naïf que j'étais, qu'avec 10 épisodes dans sa besace James DeMonaco allait nous livrer quelque chose de plus profond, de plus solide quant à sa critique d'une Amérique rongée par sa violence et sa barbarie : qu'en gros, ce qu'il n'avait pas réussi (ou voulu faire) dans ses films qui ne s'embarrassaient que très peu de psychologie, il allait pouvoir s'y atteler en développant son histoire et ses personnages de manière plus nuancée... Patatra (j'aime cette expression) : c'est la même chose étalée en épisodes. C'est donc plus long et plus chiant. Les personnages sont aussi complexes qu'une addition de niveau CP, rien ne vient enrichir le concept de base et la mise en scène se le joue petit bras. Une déception, là où on attendait un divertissement violent et percutant, aussi riche dans le fond que vénère dans sa forme.

On zappe.

Et on se retrouve dans quelques jours pour une partie 2 qui sera, espérons-le, plus intéressante...

Spoiler : oui, elle le sera.

Crédits photos : NBC, USA Network.

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