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WARRIOR - critique pilote

WARRIOR - critique pilote

Au lendemain de la Guerre de Sécession, la ville de San Francisco est en proie à un terrible conflit impliquant le clan des Tong. Un jeune prodige des arts martiaux, Ah Sahm, fraîchement arrivé de Chine, se retrouve impliqué. Il découvre alors le quotidien sanglant de Chinatown...

"D'après les écrits de Bruce Lee"?.. Hmm, c'est vague tout ça. C'est un truc qu'il a écrit sur un coin de table ? Une idée vaguement développée ? Un projet mûrement réfléchi ?.. Revenons quelques années en arrière pour comprendre d'où vient vraiment Warrior, nouvelle petite bombe diffusée sur Cinemax depuis le mois d'avril.

Au début des années 70, Bruce Lee présente aux studios Paramount et Warner le pitch d'une série intitulée The Warrior, ou l'histoire d'un artiste martial à l'époque de la Conquête de l'Ouest... Pas intéressés, il refusent. Mais, selon la famille de Lee, ils lui piquent l'idée pour en faire... Kung-Fu avec David Carradine. La série durera trois saisons...

WARRIOR - critique pilote

Plus de 40 ans après, c'est sous la houlette de Justin Lin (Fast and Furious 5, Star Trek Sans Limites) et de Shannon Lee, la fille du grand Bruce, que Warrior trouve enfin le chemin de nos petites lucarnes. Et ils ne sont pas seuls : pour donner vie à cette histoire et à ses personnages, ils ont fait appel à Jonathan Tropper, le co-créateur de l'excellente Banshee. Yeah ! On a très clairement de quoi se réjouir !

Parce qu'avec cette histoire d'immigrant chinois débarquant à San Francisco dans le but de retrouver une jeune femme mystérieusement disparue et qui va se retrouver plongé dans une guerre entre triades, il y a tout ce qu'il faut pour que Tropper nous concocte une bonne petite série B qui débourre, où le sexe et la violence nourrissent un récit pulp en diable, bourrin et méchamment fun. Un Banshee au XIXème siècle quoi !

WARRIOR - critique pilote

Le résultat ?

À la hauteur, très clairement. On retrouve tout ce qui nous avait plu dans la précédente création de Tropper : des combats bien musclés, du rythme, des personnages badass... bref, un amour de la série B (je rappelle que ça n'a rien de négatif) qui transpire à chaque image et qui flatte la rétine.

Et en parlant de rétine flattée, on s'inclinera sans sourciller devant le soin apporté aux décors, aux costumes et à la lumière : c'est beau. Méchamment beau. Ajoutez à cela une bande originale prenante et les nostalgiques des gangsters de Peaky Blinders devraient largement y trouver leur compte ! 

Mais le pilote ne serait pas entièrement réussi s'il ne mettait pas en place des intrigues suffisamment fortes et/ou intrigantes pour qu'on y revienne en deuxième semaine. Là aussi, banco pour Jonathan Tropper. Alors qu'il s'était un peu planté sur la dernière saison de Banshee, il orchestre ici des prémices plus qu'intéressantes pour la suite, mixant savamment triades, flics, Irlandais et magouilles politiques le tout dans un climat post-Guerre de Sécession vraiment intéressant. De quoi largement tenir la saison 1 !

Un dernier mot pour vous dire que Cinemax a renouvelé Warrior pour une saison 2. 

Crédits photos et résumé : Cinemax, AlloCiné.

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Shana 06/05/2019 15:37

Beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte. Un blog très intéressant. J'aime beaucoup. N'hésitez pas à visiter mon blog (lien sur pseudo). Au plaisir.

Sébastien Mardelay 08/05/2019 17:14

Merci beaucoup et à très bientôt !