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LA RENTRÉE TÉLÉ US 2019

LA RENTRÉE TÉLÉ US 2019

Après le subtil teasing de l’article précédent, entrons dans le vif du sujet et penchons nous sur la rentrée télé US 2019. Celle des networks, pour commencer. Avec un épisode chaque semaine.

Et ouais, ça existe encore.

Et c’est vachement bien en plus. Mais ça, je l’ai déjà dit. On va dire que c’était un « Previously on Petite lucarne & Grand Ecran ». Avec la voix de Kiefer Sutherland bien entendu.

La question m’a taraudé quelques instants : je fais un top ou pas ? Les tops, ça marche bien et ça permet aux flemmards de pas avoir à lire le texte et à juste regarder les chiffres. Mais finalement, non.

Même si je mentionnerai, en gras et en italique, quelles sont, pour le moment, mes deux nouveautés préférées. Celles pour qui, chaque semaine, je trépigne de plus en plus.

Ça fait combien de temps que ça ne vous est pas arrivé de trépigner en attendant 42 minutes de fiction ?

 

 

On attaque avec la nouvelle production de Josh Schwartz et Stephanie Savage, diffusée depuis le 9 octobre dernier sur The CW : Nancy Drew.

C’est qui ça, Nancy Drew ?

Eh bien, c’est Alice. Je m’explique : Nancy Drew est en effet une héroïne de romans policiers pour la jeunesse publiée aux USA dès 1930… et dès 1955 en France, dans la fameuse Bibliothèque Verte, sous le nom d’Alice Roy. Quand j’ai appris ça, ma tête a fait « Plop » (à peu près) et je me suis souvenu avec bonheur de toutes les heures passées à lire les aventures du Club des, des Six Compagnons et donc d’Alice.

En 2019, Nancy / Alice a ainsi droit à une relecture sérielle sous la houlette du duo de choc Josh Schwartz/Stephanie Savage (The O.C., Gossip Girl, Chuck, Hart of Dixie, Runaways, Dynasty et la prochaine Looking for Alaska) et… c’est pas génial. Voilà, c’est dit.

C’est pas nul mais ça ressemble tellement à un mix forcé Riverdale (ouch) / Veronica Mars (yeah!), sous l’influence des slashers écrits par Kevin Williamson à la fin des 90’s (Scream, Souviens-toi l’été dernier) qu’on peine à s’accrocher à quelque chose d’un tant soit peu original ou palpitant. Les débuts des aventures de la jeune détective en herbe, amenée à reprendre du servie après la mort d’une cliente sur le parking du dinner où elle travaille, manquent ainsi grandement de personnalité, peinent à développer des personnages secondaires autres que clichés et ne parvient réellement à faire relever un sourcil à un téléspectateur quasi-endormi que dans ses derniers instants : une petite touche fantastique qui pourrait faire la différence. 

C’est peu mais j’ai tendance à avoir confiance dans le duo Scwhartz/Savage : ils sont capables d’emmener Nancy vers des rivages moins formatés, tout en restant cool et pop. Je reviendrai donc en deuxième semaine. Mais va pas falloir traîner avant de vraiment lancer la machine…

 

 

 

On continue avec Emergence sur ABC.

Son concept ? Son high-concept plutôt : un avion qui s'écrase, une petite fille amnésique retrouvée sur les lieux de l'accident, des méchants en SUV noir qui la recherchent... 

Et hop, c'est parti pour le show mystérieux de la rentrée, celui qu'on va nous vendre comme étant potentiellement le nouveau Lost, etc...

L'année dernière déjà, Manifest avait tenté le coup et s'était ramassé dès ses premiers épisodes : personnages peu attachants, mythologie en mousse à laquelle on peine à s'intéresser et écriture en pilotage automatique... Je craignais un peu la même chose avec Emergence et je dois dire que je suis agréablement surpris : le show de Michele Fazekas et Tara Butters n'invente pas la roue à chacun de ses épisodes mais il se dégage un petit truc qui fait qu'on accroche. La distribution est top (Allison Tollman en tête... et l'arrivée de Terry O'Quinn est forcément une bonne nouvelle !), le fil rouge est bien géré et ne semble pas pour le moment vouloir trop s'étirer pour rien (ça veut dire qu'on a déjà des réponses... et ouais !) et l'ambiance générale est très plaisante. 

Alors c'est sûr qu'à une époque où on est saturé de shows télévisés, où tout doit aller très vite pour accrocher le téléspectateur au risque de le voir aller ailleurs dans le cas contraire, on a peut-être pas envie de se plonger dans Emergence et son rythme plutôt tranquille. Laissez-lui pourtant sa chance... Prendre un peu son temps n'a jamais fait de mal.

 

On enchaîne avec Stumptown : ma deuxième série préférée de cette rentrée. Quoi ? Vraiment ? Mais quel est donc son concept novateur qui t'a fait craquer, te demandes-tu, lecteur/téléspectateur fébrile ?

C'est bien simple : c'est l'histoire de Dex Parios, une vétérante de l'armée qui devient détective privée et qui se retrouve embarquée chaque semaine dans une enquête où elle galère... 

Donc, voilà. Rien de révolutionnaire. Mais bordel, qu'est-ce que c'est bon ! 

Je vais quand même faire gaffe à ne pas trop survendre la série non plus mais Stumptown est exactement le type de série qu'il me fallait en ce moment. Pas trop motivé, légèrement dépressif, il me fallait quelque chose qui me redonne la pêche pendant 42 minutes : c'est ce que fait la série de Jason Richman, adaptée des comics de Greg Rucka, Matthew Southworth et Justin Greenwood. Nostalgique de Magnum (le vrai, le moustachu, Tom Selleck, quoi) ? De 200 dollars plus les frais avec le regretté James Garner ? De ces séries des 80's/90's avec des privés un peu paumés mais badass et cool (Booker, Riptide), d'un ton qui accroche cash, d'une B.O. qui envoie (Blondie, Asia) ?.. Ne cherchez plus.

Portée par l'excellente Cobie Smulders, génialement insolente et rentre-dedans, Stumptown est là avec ses intrigues rondement menées, ses personnages immédiatement attachants, plusieurs fils rouges qui ne demandent qu'à s'étoffer... bref, une série qui ne paye pas de mine mais qui fait le job avec efficacité et sans se la raconter.

 

Et maintenant... la number one. Celle qui, à chaque épisode depuis son lancement sur CBS, me donne envie d'être à la semaine suivante pour me reprendre une petite claque. Son nom : Evil. Ses créateurs : Robert King et Michelle King. 

Là, théoriquement, ça devrait vous suffire pour vous procurer illico les quatre épisodes déjà disponibles. Et pour ceux qui n'auraient pas la mémoire des noms, rappelons que l'on doit aux époux King des séries telles que The Good Wife, The Good Fight ou encore la décalée (et malheureusement disparue) Braindead. Donc là, re-théoriquement, vous êtes partis vous procurer les quatre épisodes déjà disponibles.

Bref, le point de départ de la série n'a rien de franchement transcendant (une équipe, constituée d'un prêtre en devenir, d'une psy et d'un spécialiste en technologie, enquête sur des phénomènes surnaturels pour le compte de l'Eglise) mais le traitement nous réserve chaque semaine une petite leçon d'écriture. Sans cesse sur le fil en ménageant l'inexplicable et le rationnel, Evil est autant un show familial attachant (on pense énormément à Medium avec Patricia Arquette) qu'une série fantastique prenante et surprenante, nous donnant à voir à chaque épisode des enquêtes bien fichues et lançant de multiples pistes concernant des fils rouges qui peuvent franchement devenir excellents par la suite (le personnage de Michael Emmerson, la peinture de Leonard de Vinci...).

Un thriller bien écrit, bien interprété et qui met en place, en seulement quatre épisodes, de solides bases ? Ce serait une erreur de passer à côté !

Crédits photos : The CW, ABC, CBS.

 

 

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