Arrow Poster

Décidément, les arcs sont à la mode... Après le phénomène littéraire et cinématographique Hunger Games et le pétard mouillé Revolution, produit par J. J. Abrams, voici venir Oliver Queen, alias The Green Arrow.

En panne de super-héros depuis l'arrêt de Smallville en 2011, la chaîne CW propose en cette rentrée 2012 un nouveau personnage issu de l'écurie DC Comics (Superman, Batman...) et compte bien surfer sur le succès du récent The Dark Knight Rises de Christopher Nolan sur grand écran pour attirer les téléspectateurs en manque de justicier masqué.

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Disparu en pleine mer lors du naufrage du navire de son père, Oliver Queen, multi-milliardaire fêtard, est retrouvé cinq ans plus tard sur une île déserte... Ayant développé des talents incroyables dans le maniement de l'arc et des capacités physiques impressionnantes, le jeune homme est bien décidé à débarasser sa ville du Mal qui la gangrène...

N'y allons pas par quatre chemins : le pilote de Arrow est une très bonne surprise. Energique, violente et plutôt sombre, l'arrivée d'Oliver Queen sur le petit écran surprend par son traitement assez éloigné de ce que l'on attendait/redoutait (rayer la mention inutile) : puisant fortement dans la trilogie de Christopher Nolan pour son approche "réaliste" du genre, les créateurs Greg Berlanti, Marc Guggenheim et Andrew Kreisberg réussissent le pari de présenter efficacement un univers et des personnages riches et ce grâce à une écriture solide qui ne perd pas de temps et qui joue habilement sur les flashbacks. Les cinq ans passés sur l'île proposent ainsi de nombreuses pistes pour des développements narratifs futurs et permettront amplement aux auteurs de tenir sur la durée (espérons qu'ils évitent les travers de Lost et ses flashbacks un peu paresseux par moment...).

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De même, ce premier épisode d'Arrow se distingue par l'excellente mise en scène de David Nutter, LE spécialiste des pilotes de séries (Space 2063, Millennium The Mentalist, Terminator : The Sarah Connor Chronicles...) qui instaure dès les premières minutes un rythme trépidant dans la narration et surtout dans les scènes d'action : très bien chorégraphiées et lisibles, celles-ci sont un élément indispensable à ce type de show et on peut pour le moment se montrer confiant pour la suite. Sans abuser d'effets visuels qui pourraient servir à masquer l'indigence d'un script un peu faiblard (voir Beauty and The Beast sur la CW elle aussi...), David Nutter définit ainsi rapidement l'identité, l'ADN d'Arrow en mettant son talent au service d'un scénario classique mais bien construit. Le héros est torturé par son passé (avant et sur l'île), les méchants sont... méchants et les gentils... pas tant que ça!

Bref, on est en terrain connu mais ça fonctionne très bien! 45 minutes de détente, ça vous dit?

ArowCrédits photos : CW.

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