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  Samedi pluvieux, service de vidéo à la demande (alors que j'ai plein d'autres films à mater...mais bon, la flemme de chercher est plus forte)... et soudain, c'est le drame: mon doigt ripe, le film se lance... Il est trop tard. Numéro Quatre vient de démarrer et je vais rester jusqu'au bout. Et ouais.

  John Smith, un jeune homme venant d'une autre planète, se cache sur Terre dans l'espoir d'échapper à ses poursuivants. Comme huit autres ados, il possède des pouvoirs extraordinaires mais malheureusement, trois d'entre eux sont déjà morts et il est le prochain sur la liste... Fraîchement arrivé dans une petite ville de l'Ohio, il va découvrir ce dont il est vraiment capable et ce que sont l'amour, la mort, l'amitié, les explosions, les ralentis, la musique pop...

Numero-Quatre articlephotoSi vous n'avez pas fui à ce résumé, tout d'abord merci... et bravo! Outre mon manque total d'énergie, c'est également le fait que ce soit D. J. Caruso derrière la caméra qui m'a fait rester devant l'écran: j'avais en effet plutôt bien apprécié Paranoïak et L'Oeil du Mal, deux divertissements sans prétention mais très rythmés et bien foutus. Alors, pourquoi pas?

Parce qu'au scénario on trouve les créateurs de... Smallville, ce qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille et me faire fuir! Mais il y aussi une scénariste de Buffy... qui a peut-être pu faire sortir le meilleur des deux génies responsables de la jeunesse de Clark Kent... qui sait?

Eh ben, je peux déjà vous dire que non!

Le film commence par un plan de notre planète vue de l'espace (budget effets spéciaux en surchauffe) puis la caméra fonce à travers la croûte terrestre, les nuages, des forêts et des montagnes pour nous amener à une cabane où un des jeunes extraterrestres et son protecteur se font tuer par des méchants avec des grandes vestes noires et des dents pointues... Tristesse et consternation! Bien vite oubliées car nous faisons ensuite connaissance avec notre héros: jeune, blond, bronzé, torse nu et qui s'amuse à faire des pirouettes en jet-ski sur fond de Kings Of Leon... ça commence juste très bien: je regarde le compteur...plus qu'1H40!

numero-quatre-de-dj-caruso-10308053bwbqx- Qu'est-ce que c'est?

 - Des spectateurs pas contents... y'en a plein!

 

Et ensuite, c'est juste un festival: notre jeune héros est obligé de déménager et se retrouve dans une petite ville de l'Ohio (Paradise) où:

1) il rencontre l'ancienne pom-pom girl devenue artiste (mais incomprise) dont il tombe amoureux...

2) il devient l'ennemi de l'ex de la pom-pom girl... qui n'est autre que le quaterback de l'équipe de foot du lycée et le fils du shérif...

3) il devient ami avec le jeune geek fan de science-fiction dont tout le monde se moque (surtout le quaterback) et qui pense que son père a été enlevé par des extaterrestres... tiens, donc?

4) il y a un chien qui ne meurt pas à la fin,

5) il y a une chanson pop/rock à peu près toutes les 4 minutes... ça sent la compil' à plein nez tout ça!

6) les méchants sont très méchants: ils achètent plein de poulets qu'ils jettent à une créature terrifiante qu'ils transportent à l'arrière d'un camion de la taille d'un stade de foot,

7) il y a une blonde qui cherche notre héros et qui, après avoir fait sauter une maison, s'en va au ralenti sans regarder l'explosion parce qu'elle est cool, qu'elle a des Ray Ban et une moto!

8) il y a de l'action... à la fin, de nuit. Comme ça, les rayons laser se voient mieux, ben oui!

9) la fin laisse présager d'une suite... il reste encore des jeunes ados à sauver!

10) pitié, pas de suite!!

Ah... c'est produit par Michael Bay (Bad Boys, Rock) et Steven Spielberg... Sûrement des problèmes avec le Fisc, je vois pas d'autre explication!

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- Tu m'avais pas dit que j'allais jouer dans un film tout pourri...

 

Crédits photos: Dreamworks.

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