SLEEPY HOLLOW - critique pilote

Pourquoi j'ai voulu regarder?

 

Quand j'entends parler d'un cavalier sans tête, je pense bien sûr à l'excellent Sleepy Hollow de Tim Burton (1999), thriller fantastico-gothique de haute volée et accessoirement dernier vrai bon film du réalisateur aux cheveux qui vont dans tous les sens... Mais là n'est pas la question. Le texte original de Washington Irving, datant de 1820, a eu l'honneur de plusieurs adaptations (dont un Disney, La Légende de la Vallée Endormie) et le voir remis au goût du jour n'avait rien de choquant, je dois l'avouer. Certains critiques ont crié au concept "le plus con de l'année" : en même temps, entre un serial-killer qui a bossé pendant huit ans avec la police sans se faire choper et la résurrection du Cavalier sans tête et de son chasseur Ichabod Crane, en 2013, je préfère encore le décapité...

De plus, alors que certains ont tendance à cracher sur leur travail, ou du moins une partie (les deux premiers Transformers notamment), j'ai plutôt tendance à y aller avec le sourire quand je vois que Roberto Orci et Alex Kurtzman sont à la barre : de Mission Impossible 3 à Star Trek Into Darkness en passant par Alias, le remake d' Hawaï Five-O et la regrettée Fringe, les deux compères font partie des gars qui, je trouve, font très bien leur taf en matière de divertissements populaires, funs et généreux. A leurs côtés à la création du show, on retrouve Philip Iscove et Len Wiseman, ce dernier étant connu comme étant l'un des hommes les plus heureux d'Hollywood. Car marié à Kate Beckinsale. Ben oui. Homme heureux mais pas forcément réalisateur génial si on repense à son dernier film, le remake tout lisse de Total Recall avec Colin Farrell... Mais on y reviendra plus tard...

 

SLEEPY HOLLOW - critique pilote

C'est bien de savoir de quoi ça parle, non?

 

Ichabod Crane se réveille après un sommeil de près de deux siècles et demi. Il a traversé le temps avec un mystère qui date de l'époque des Pères Fondateurs de l'Amérique. Coincé à notre époque contemporaine, où la technologie a pris place et les moeurs ont évolué, celui-ci trouve une alliée inattendue en la personne d'Abbie Mills, lieutenant de police à Sleepy Hollow. Tous les deux ont un rôle à jouer dans les évènements qui se préparent, et une apocalypse à éviter.

SLEEPY HOLLOW - critique pilote

Et... c'est bien? 

 

Et bien je dois dire que franchement, c'était pas mal... Si le fait de mélanger sociétés secrètes, fin du Monde, Cavaliers de l'Apocalypse, satanisme et autres thèmes qui ont rendu Dan Brown multimilliardaire ne vous donne pas envie de fuir en courant, alors Sleepy Hollow a de quoi vous satisfaire pour 42 minutes bien remplies. Même un poil trop, faut reconnaître... Ce qu'on peut craindre? Que les scénaristes aient déjà grillé une bonne partie de leurs cartouches dès le pilote et que la suite ne soit guère palpitante... Ça s'est déjà vu : remember Flashforward... Ce que l'on peut espérer? Que les scénaristes sachent très bien où ils vont et qu'ils nous réservent des rebondissements de la mort-qui-tue à intervalles réguliers, rendant ainsi le tout hautement addictif! Ça s'est déjà vu : remember Lost... Je m'emballe peut-être mais bon, why not?

De plus, pour en revenir à l'homme le plus heureux d'Hollywood, à savoir Mr Kate Beckinsale, sa mise en scène se révèle ici plutôt rythmée, visuellement soignée et sans les effets un peu lourds qui plombaient certains de ses précédents travaux (Underworld et ses vampires gothiques... j'aime bien mais ça a déjà pris un petit coup  de vieux)! Bref, en espérant que la mythologie prenne joliment forme, que les acteurs continuent à se montrer aussi convaincants que dans ce premier round et que les audiences se maintiennent, aucune raison que je ne revienne pas! Avec Brooklyn Nine-Nine, voici la première nouveauté que je suivrai avec plaisir au moins jusqu'à la mi-saison... Parce que les complots, j'aime bien. Et parce que les histoires de fin du Monde qui mélangent Bible et Cavalier sans tête, ça titille ma J.J. Abramsite!

Ps : si un cavalier sans tête avec une mitraillette, ça vous tente aussi... alors, Sleepy Hollow est pour vous!

SLEEPY HOLLOW - critique pilote

Crédits résumé et photos : AlloCiné, Fox Television.

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