Pourquoi j'ai voulu regarder?

 

THE BLACKLIST vs HOSTAGES

James Spader en méga-criminel? Décidé à aider le FBI à choper ses concurrents? Une nouvelle recrue embarquée dans une histoire qui la dépasse? Un ancien scénariste d'Alias à la production? Il n'en fallait pas plus pour que je vois en The Blacklist le show qui allait me donner ma dose annuelle de thriller d'espionnage et tenter, une nouvelle fois, de combler le trou qu'a laissé la fin des aventures de Sidney Bristow sur mon petit coeur meurtri... Créé par Jon Bokenkamp (surtout connu pour les films Taking Lives avec Angelina Jolie et The Call avec Halle Berry), The Blacklist s'était présenté en mai dernier à travers un trailer de plus de 4 minutes qui, en dehors d'avoir eu eu la riche idée d'être un résumé quasi-complet de ce pilote (!), avait su faire grimper le niveau d'attente et en faire l'une des nouveautés que j'attendais le plus cette année. Quand, en plus, c'est Joe Carnahan (Narc, Mi$e à Prix, L'Agence Tous Risques, Le Territoire des Loups) qui se charge de la mise en scène, on sait qu'on peut s'attendre à un divertissement à la mise en scène musclée et efficace...

Réponse un peu plus bas!

THE BLACKLIST vs HOSTAGES

Malgré les arrêts successifs des aventures du "flic de Miami qui a des tocs" (Les Experts : Miami et son David Caruso qui arrive à enlever ses lunettes de soleil tout en gradant les mains sur les hanches) et des aventures du "flic qui sourit tout le temps" (Les Experts : Manhattan et son Gary Sinise aussi guilleret que les vannes de Dads sont drôles... oui je sais, c'est gratuit), Jerry Bruckheimer continue sa collaboration avec CBS. Et même si je n'ai jamais aimé CSI : Miami, j'ai en revanche passé de très bons moments devant la série-mère de nos laborantins (à Vegas, pour les deux du fond qui suivent d'un oeil mi-clos) et surtout devant Cold Case, pépite que l'on doit à la plume de l'excellente Meredith Stiehm (Homeland) : donc, malgré l'extrême calibrage des productions du Mr Dynamite d'Hollywood (Bad Boys, Pearl Harbor), j'avais plutôt envie de voir de quoi il retournait avec Hostages, remake d'une série israélienne... jamais diffusée. On n'arrête pas le progrès!

C'est bien de savoir de quoi ça parle, non?

THE BLACKLIST vs HOSTAGES

Le criminel le plus recherché du monde se rend mystérieusement à la police et offre ses services en dénonçant tous ceux avec qui il a collaboré sur ses crimes par le passé. Sa seule contrepartie : travailler avec une agent du FBI débutante avec qui il n'a semble-t-il aucune connexion...

THE BLACKLIST vs HOSTAGES

Ellen Sanders, une chirurgienne brillante qui exerce dans un hôpital de Washington D.C., est chargée d'opérer le Président des Etats-Unis. Mais ce qui aurait dû être un honneur se transforme en un enfer : elle se retrouve au coeur d'une conspiration politique. Son mari et ses trois enfants sont pris en otage et les ravisseurs menacent de les exécuter si elle ne suit pas leurs instructions. Commence alors une course contre la montre pour les sauver...

Et... c'est bien?

THE BLACKLIST vs HOSTAGES

On va donc commencer par la moins bonne : Hostages. Bon, quand je dis "moins bonne", on n'est pas non plus dans l'accident industriel à la Dads, dont tous les responsables devraient être enchaînés devant un épisode de Seinfeld pour qu'ils voient ce qui est drôle et ce qui ne l'est pas. Revenons donc à la dernière production en date du papa de FBI : Portés disparus. Conspiration, prise d'otages, secrets, personnages à double facette... Avec Hostages, Jeffrey Nachmanoff (créateur et scénariste/réalisateur de ce pilote) avait en mains les ingrédients pour un divertissement bien tendu, au concept certes un peu poussé mais justement capable de nous délivrer 42 minutes stressantes et de nous empêcher de faire "Pause"... Bref, il y avait de quoi revenir aux grandes heures de 24 (la série qui fait péter le peacemaker rien qu'avec son tic-tac culte...)! Si je parle de 24, ce n'est pas pour rien : c'est en effet qu'Hostages a le goût d'une intrigue de 24... Cool!, te dis-tu lecteur dévoué... oui, mais non. Ça a le goût d'une intrigue secondaire en fait. Tu te souviens de ces intrigues où Kim Bauer se faisait enlever, se retrouvait face à un cougar ou... se refaisait enlever? Ben, Hostages, c'est un peu ça. On attend sagement devant cette intrigue annexe que le héros revienne pour relancer l'histoire principale... sauf que ben, c'est ça l'intrigue principale. Toni Collette et Dylan McDermott sont bons mais l'ensemble se révèle rarement palpitant et enfile les clichés à vitesse grand V... C'est carré, efficace mais très très inoffensif! Pas sûr de revenir en semaine 2! Ah si : pour le cliffhanger qui est quand même pas mal!

THE BLACKLIST vs HOSTAGES

And the winner is... The Blacklist! Mené tambour battant et réussissant à exposer en un minimum de temps les personnages, leurs failles et leurs secrets, le pilote de Jon Bokenkamp est un modèle d'efficacité. On est pas encore au niveau de la perfection de celui d'Alias (je me répète mais la série de J. J. Abrams, du moins pendant ses deux premières années, c'était de l'or en barre!) mais, aidé par la mise en scène bien rentre-dedans de Carnahan, The Blacklist se révèle un pur plaisir de A à Z. Embrassant à bras-le-corps son concept plutôt énorme mais porteur d'un énorme potentiel, la nouveauté de NBC est de plus servie par l'interprétation convaincante de la jolie Megan Boone, dans le rôle d'Elizabeth Keen, mais surtout du génial James Spader : inquiétant, joueur, manipulateur et fascinant, son personnage de Raymond Reddington promet déjà beaucoup! Thriller d'espionnage mâtiné de Silence des Agneaux (pour la relation Reddington/Keen), The Blacklist envoie du lourd, bien comme il faut! Vite, la suite!

Crédits photos : CBS, NBC.

Retour à l'accueil