FALCO - saison 3

C'était, avec le retour de True Detective prévu pour l'été, l'une des séries que j'attendais le plus en 2015 : c'est donc ce soir que TF1 lance la troisième saison de Falco. Je vous avais déjà dit ici tout le bien que je pensais du show développé par Clothide Jamin et Olivier Dujols lorsque la série entamait son deuxième run et je vous en retouchais quelques mots lors de mon bilan de fin d'année où Sagamore Stévenin grimpait jusqu'à la 5 ème marche du podium (mes podiums font 5 marches chez moi...) : bref, je suis heureux.

Mais il y un tout petit truc qui m'embête : ça s'est passé ce matin à la radio...

FALCO - saison 3

Je vais taire le nom de la radio ainsi que le nom de la personne qui parlait parce que ce n'est pas ça l'important (en plus j'aime bien l'émission et j'ai beaucoup de respect pour le journaliste). Non, ce qui me gêne un peu c'est que lorsqu'on a demandé à cette personne si la saison 3 de Falco valait le coup, il a répondu "Oui" (jusque là tout va bien), "Pour une série française c'est vraiment très sympa à regarder" (aïe)... Mais, soyons honnête, il s'est repris dans la seconde qui a suivi en rajoutant "Je dirai même pour une série tout court" (voilà, là c'est bien!).

Tout ça pour en venir au fait qu'il serait bon d'arrêter de dire "pour un truc français""pour un truc de chez nous", etc... C'est l'interview de ce matin (à laquelle je souscris totalement car il a aimé Falco, que j'aime Falco et qu'il s'est rattrapé quand sa langue a fourché!) qui m'a donné envie de revenir un peu sur ces expressions qui font finalement plus de mal que de bien : elles donnent juste l'impression que, vu qu'on en attendait rien, on est vachement surpris en fait! Et Chefs, Les TémoinsEngrenagesUn Village FrançaisPigalle, la nuitPlatane?.. Ce serait mentir que de dire que je n'ai jamais utilisé ces termes lorsque je parlais de ces séries mais maintenant j'évite vraiment de le faire : ce n'est pas parce qu'elle est française qu'une série est bien, ni l'inverse. C'est une série française ET elle est bien, c'est tout. Ouzbèque ou anglaise, une fiction est bonne ou pas. 

FALCO - saison 3

Tout ça pour dire que j'ai aussi eu la chance de voir les deux premiers épisodes de cette saison 3 de Falco et qu'ils sont très bons, vraiment. Pendant deux ans, les scénaristes ont bien fait monter la pression avec leurs enquêtes toujours plus prenantes et le développement de leurs personnages mais surtout avec le fil rouge (qui a commandité la mort de Falco?) qui, bien que se complexifiant, était toujours super bien géré narrativement et jouait avec brio avec les nerfs des téléspectateurs... jusqu'à ce final de saison 2 explosif. Dans tous les sens du terme.

La disparition de Ménard avait profondément marqué Falco et l'avait privé des réponses sur les événements qui l'avaient plongé dans le coma 23 ans plus tôt; l'enlèvement de Chevalier l'avait poussé jusque dans ses ultimes retranchements, poursuivi par son équipe et l'IGS; Chevalier se sacrifiait pour lui permettre de s'enfuir... Bref, l'épisode 6 de la saison 2 était un pur moment de tension conclu par un redoutable cliffhanger. La saison 3 se devait de relever le défi qui lui était lancé : faire mieux. Ce qui ne veut pas dire plus fort. Et c'est là que réside tout l'intérêt de ce double épisode de reprise : permettre à la série, à ses personnages et donc aux téléspectaeurs de reprendre leur souffle. En continuant sur le même rythme échevelé de la fin de saison précédente, Clothilde Jmain et Olivier Dujols prenaient le risque d'enfermer Falco dans une logique de surenchère indigeste. Cet écueil est évité en offrant à la série un bond d'un an en avant tout en faisant revenir un ancien ennemi de notre flic : le procédé n'est pas nouveau mais, bien exécuté comme c'est le cas ici, il permet à la série de repartir sur de nouvelles bases.  

 

FALCO - saison 3

Les prémices de cette saison 3?

Un an après, les drames de la fin de la saison 2 ont laissé des traces. Falco tente de se reconstruire loin de Paris, dans le Jura. Mais cet équilibre précaire est brisé par une sinistre découverte : un tueur sévit dans Paris, s'inspirant de Michel Drouet, tueur d'enfants et ennemi intime de Falco. Falco n'a pas le choix. Il faut que Drouet parle, et lui seul peut le faire. Cette enquête le ramène à Paris, à sa famille, à ses amis et à ce qu'il fuit mais qui lui est pourtant indispensable : son métier.

Redevenu flic, Falco encaisse son divorce avec Carole et se rapproche d'Eléonore, la fille de Jean-Paul Ménard. L'homme avec lequel elle vit, Cédric, est plongé dans les ennuis jusqu'au cou et va y entraîner Eléonore et leur fils... Falco, qui essaie de les aider, se reprend en pleine gueule son passé: Cédric est lui aussi lié à la balle que Falco a prise dans la tête il y a 22 ans. Falco, qui refusait depuis un an de relancer l'enquête sur son coma, ne peut plus reculer. Il a désormais une piste qui va le mener jusqu'à l'auteur de la conspiration.

Parce que, ne nous y trompons pas, les auteurs l'ont annoncé : la fin de saison s'annonce particulièrement mouvementée pour nos héros et j'avoue trépigner d'impatience à l'idée de voir le fil rouge se réinstaller dans la mécanique de Falco!

Donc voilà, amis amateurs de polars solidement ficelés et rondement menés : ce soir, c'est sur TF1 que ça se passe. 

FALCO - saison 3

Crédits photos et résumé : TF1, Beaubourg Audiovisuel.

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