ONCE UPON A TIME - critique pilote

Pourquoi j'ai voulu regarder?

Parce qu'après plusieurs mois passés à visionner des séries empreintes de réalisme et de noirceur (Engrenages, Falco, The Good Wife ou encore Le Bureau des Légendes), il fallait que je m'évade, que je plonge dans un monde enchanteur et plein de magie! Comme le dit si bien la chanson qui a l'air de taper sur les nerfs de tout le monde mais que je supporte encore : il fallait que je me sente "Libéré! Délivré!"

Oui, mais pourquoi Once Upon A Time, une série qui vient d'achever sa quatrième saison et dont les plus de 80 épisodes disponibles auraient plutôt tendance à calmer les ardeurs du plus motivé des sériephiles?

Parce que justement, si c'est bien, j'aurai de quoi voir venir, tout simplement!

Et aussi, parce que j'ai des amis qui m'en ont dit beaucoup de bien. Je leur fais confiance. S'ils se trompent, je leur spoile intégralement (et en photos) la saison 2 de True Detective (là aussi, une bien belle série pour s'évader et retrouver le sourire...).

Elizabeth Mitchell

Elizabeth Mitchell

Autre facteur décisif qui m'a enfin fait plonger dans Once Upon A Time : il y Elizabeth Mitchell qui joue dedans. Ok, c'est seulement en saison 4. Mais rien que pour revoir la fabuleuse interprète de Juliet dans Lost, je suis prêt à tout.

En l'occurence, trois saisons de Once.

ONCE UPON A TIME - critique pilote

C'est bien de savoir de quoi ça parle, non?

De nos jours, dans une bourgade du Maine appelée Storybrooke, les contes de fées existent encore. C'est ce que va découvrir Emma, une jeune femme au passé trouble, embarquée dans un merveilleux et tragique voyage par le fils qu'elle a abandonné 10 ans plus tôt. Elle croisera sur son chemin la méchante Reine, qui n'est autre que l'impitoyable Maire de la ville, Blanche Neige, devenue la douce Soeur Mary Margaret Blanchard, Tracassin, l'effrayant expert en magie noire ou encore Archie, le sympathique Jiminy Cricket local. Avec son arrivée, c'est l'espoir de toute une communauté amnésique qui renaît...

ONCE UPON A TIME - critique pilote

Et... c'est bien?

Oui, c'est franchement très bien. Les qualités que l'on prêtait à la série (ben oui, en 4 saisons j'ai quand même eu le temps de voir que Once Upon A Time avait plutôt bonne presse) ne sont pas usurpées et cet épisode-pilote donne clairement envie de s'installer dans cet univers féérique pour un petit moment.

C'est beau et le côté "évasion" que je recherchais est là, pas de doute là-dessus.

Si certains effets spéciaux ont tendance à piquer un peu les yeux, l'écriture et l'interprétation solides emportent très rapidement l'adhésion et on s'amuse de la manière très habile avec laquelle les scénaristes Edward Kitsis et Adam Horowitz nous baladent à travers leur histoire : inutile de dire que leur passage sur la série Lost (tiens, encore elle!) se ressent dans leur gestion des différents flashbacks, des nombreux personnages qui peuplent Storybrooke et dans le rythme qui y est insufflé.

Notre entrée dans cet univers que l'on devine riche et porteur de péripéties se fait ainsi sans temps mort et surtout... sans cynisme. Et c'est peut-être là la plus belle qualité de ce premier épisode de Once Upon A Time : celle de croire (et de nous faire croire par la même occasion) à ce monde féérique. On se retrouve face à la méchante Reine et elle est Maire de la ville? ok. C'est la fille de Blanche-Neige? Pas de souci. Il y a un Prince Charmant et 7 nains? Allons-y gaiement! Les auteurs avancent presque à découvert avec leur concept qui pourrait facilement prêter à sourire et être traité de ridicule : c'est tout à leur honneur de le porter ainsi à bout de bras et de faire confiance au téléspectateur pour qu'il replonge avec émerveillement dans les contes, détournés certes mais bien là, de son enfance. 

La série, produite par Disney et diffusée sur ABC, est donc un  divertissement familial plutôt malin, porteur d'une mythlologie que l'on a hâte de voir évoluer et s'étoffer et porté par des acteurs excellents (Lana Parilla et Robert Carlyle en tête) : que demander de plus?

L'épisode 2, pardi!

ONCE UPON A TIME - critique pilote

Crédits photos et résumé : ABC Television.

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